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DE L’ALLEMAGNE.
chose. “ L’ascendant des manières des Fran-“ fais a préparé peut-être les étrangers à les“ croire invincibles. Il n'y a qu’un moyen“ de résister à cet ascendant : ce sont deslia-“ bitudes et des mœurs nationales très déci-“ dées.”(l) Dès qu’on cherche à ressembleraux Français, ils l’emportent en tout sur tous.Les Anglais, ne redoutant point le ridiculeque les Français savent si bien donner, se sontavisés quelquefois de retourner la moqueriecontre ses maîtres ; et loin que les manièresanglaises parussent disgracieuses même enFrance, les Français tant imités imitoient àleur tour, et l’Angleterre a été pendant long-temps aussi à la mode à Paris que Paris par-tout ailleurs.
Les Allemands pourroient se créer une so-ciété d’un genre très instructif et tout-à-faitanalogue à leurs goûts et à leur caractère.Vienne étant la capitale de l’Allemagne, celleoù l’on trouve le plus facilement réuni toutce qui fait l’agrément de la vie, auroit pu ren-dre sous ce rapport de grands services à l’es-prit allemand, si les étrangers n’avoient pasdominé presqu’exclusivement la bonne com-
(1) Supprimé par la censure.