VIENNE.
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misérables fiacres arrêter leur brillants équi-pages. L’empereur et ses frères se rangenttranquillement aussi à la nie, et veulent êtreconsidérés, dans leurs amusements, commede simples particuliers ; ils n’usent de leursdroits que quand ils remplissent leurs devoirs.L’on aperçoit souvent au milieu de toutecette foule des costumes orientaux, hongroiset polonais, qui réveillent l’imagination ; etde distance en distance une musique har-monieuse donne à ce rassemblement l’aird’une fête paisible où chacun jouit de soi-même sans s’inquiéter de son voisin.
Jamais on ne rencontre un mendiant aumilieu de cette réunion, on n’en voit point àVienne ; les établissements de charité sontadministrés avec beaucoup d’ordre et de li-béralité, la bienfaisance particulière et pub-lique est dirigée avec un grand esprit dejustice, et le peuple lui-même, ayant en gé-néral plus d’industrie et d’intelligence com-merciale que dans le reste de l’Allemagne,conduit bien sa propre destinée. 11 y a trèspeu d’exemples en Autriche de crimes quiméritent la mort; tout enfin dans ce paysporte l’empreinte d’un gouvernement pater-nel, sage et religieux. Les bases de l’édifice