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DE L’ALLEMAGNE.
cependant ne vient d’aucune dispositiontriste de l’ame, c’est plutôt un certain bien-être physique, qui, dans le midi de l’Alle-magne, fait rêver aux sensations, commedans le nord aux idées. L’existence vé-gétative du midi de l’Allemagne a quel-ques rapports avec l’existence contemplativedu nord : il y a du repos, de la paresse et dela réflexion dans l’une et l’autre.
Si vouz supposiez une aussi nombreuse ré-union de Parisiens dans un même lieu, l’airétincelleroit de bons mots, de plaisanteries,de disputes, et jamais un Français n’auroitun plaisir où l’amour-propre ne pût se faireplace de quelque manière.
Les grands seigneurs se promènent avecdes chevaux et des voitures très magnifiqueset de fort bon goût ; tout leur amusementconsiste a reconnoître dans une allée duPrater ceux qu’ils viennent de quitter dansun salon ; mais la diversité des objets em-pêche de suivre aucune pensée, et la plupartdes hommes se complaisent à dissiper ainsiles réflexions qui les importunent. Cesgrands seigneurs de Vienne, les plus illustreset les plus riches de l’Europe, n’abusentd’aucun de leurs avantages, ils laissent de