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DE L'ALLEMAGNE.
respiré que pour lui, et vingt années delarmes au pied de la croix purent à peinecicatriser les blessures que le cruel dédain dumonarque avoit faites, Lien n’est si barbareque la vanité; et comme la société, le bonton, la mode, le succès, mettent singulière-ment en jeu cette vanité, il n’est aucun paysoù le bonheur des femmes soit plus en dangerque celui où tout dépend de ce qu’on appellel’opinion, et où chacun apprend des autresce qu’il est de bon goût de sentir.
Il faut l’avouer, les femmes ont fini parprendre part à l’immoralité (pii détruisentleur véritable empire: en valant moins, ellesont moins souffert. Cependant, à quelquesexceptions près, la vertu des femmes dépendtoujours de la conduite des hommes. La pré-tendue légèreté des femmes vient de cequ’elles ont peur d’être abandonnées: ellesse précipitent dans la honte par crainte del’outrage.
L’amour est une passion beaucoup plussérieuse en Allemagne qu’en France. Lapoésie, les beaux-arts, la philosophie même,et la religion, ont fait de ce sentiment unculte terrestre qui répand un noble charmesur la vie. Il n’y a point eu dans ce pays,