LA CHEVALERIE.
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comme en France, des écrits licencieux quicirculoient dans toutes les classes, et détrui-soient le sentiment chez les gens du monde,et la moralité chez les gens du peuple. LesAllemands ont cependant, il faut en conve-nir, plus d'imagination que de sensibilité; etleur loyauté seule répond de leur constance.Les Français, en général, respectent les de-voirs positifs; les Allemands se croient plusengagés par les affections que parles devoirs.Ce que nous avons dit sur la facilité du di-vorce en est la preuve ; chez eux l'amour estplus sacré que le mariage. C'est par unehonorable délicatesse, dans doute, qu'ilssont sur-tout fidèles aux promesses que leslois ne garantissent pas : mais celles que leslois garantissent sont plus importantes pourl'ordre social.
L'esprit de chevalerie règne encore chezles Allemands, pour ainsi dire passivement ;ils sont incapables de tromper, et leur loyautése retrouve dans tous les rapports intimes ;mais cette énergie sévère, qui commandoitaux hommes tant de sacrifices, aux femmestant de vertus, et faisoitdela vie entière uneœuvre sainte où dominoit toujours la mêmepensée ; cette énergie -chevaleresque des
TOM. i. e