DES BEAUX-ARTS EN ALLEMAGNE.
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tion très variée et très féconde; je ne feraiqu’une objection à leur génie, comme mu-siciens; ils mettent trop d’esprit dans leursouvrages, ils réfléchissent trop à ce qu’ilsfont. Il faut dans les beaux-arts plusd’instinct que de pensée; les compositeursallemands suivent trop exactement le sensdes paroles; c’est un grand mérite, il est vrai,pour ceux qui aiment plus les paroles que lamusique, et d’ailleurs l’on ne saurait nierque le désaccord entre le sens des unes etl’expression de l’autre serait désagréable:mais les Italiens, qui sont les vrais musiciensde la nature, ne conforment les airs auxparoles que d’une manière générale. Dansles romances, dans les vaudevilles, commeil n’y a pas beaucoup de musique, on peutsoumettre aux paroles le peu qu’il y en a ;mais dans les grands effets de la mélodie, ilfaut aller droit à l’ame par une sensationimmédiate.
Ceux qui n’aiment pas-beaucoup la pein-ture en elle-même attachent une grande im-portance aux sujets des tableaux; ils vou-draient y retrouver les impressions queproduisent les scènes dramatiques: il en estde même en musique; quand on la sent