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2 (1813)
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DES BEAUX-ARTS EN ALLEMAGNE.

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tion très variée et très féconde; je ne feraiquune objection à leur génie, comme mu-siciens; ils mettent trop desprit dans leursouvrages, ils réfléchissent trop à ce quilsfont. Il faut dans les beaux-arts plusdinstinct que de pensée; les compositeursallemands suivent trop exactement le sensdes paroles; cest un grand mérite, il est vrai,pour ceux qui aiment plus les paroles que lamusique, et dailleurs lon ne saurait nierque le désaccord entre le sens des unes etlexpression de lautre serait désagréable:mais les Italiens, qui sont les vrais musiciensde la nature, ne conforment les airs auxparoles que dune manière générale. Dansles romances, dans les vaudevilles, commeil ny a pas beaucoup de musique, on peutsoumettre aux paroles le peu quil y en a ;mais dans les grands effets de la mélodie, ilfaut aller droit à lame par une sensationimmédiate.

Ceux qui naiment pas-beaucoup la pein-ture en elle-même attachent une grande im-portance aux sujets des tableaux; ils vou-draient y retrouver les impressions queproduisent les scènes dramatiques: il en estde même en musique; quand on la sent