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LA LITTÉRATURE ET LES ARTS.
l’art et la nature mille richesses nouvellesque les regards distraits n’avoient pointaperçues. J’ai vu la jeune Ida encoreenfant représenter Althée prête à brûler letison auquel est attachée la vie de son filsJViéléagre ; elle exprimoit, sans paroles, ladouleur, les combats et la terrible résolutiond’une mère'; ses regards animés servoient,sans doute, à faire comprendre ce qui sepassoit dans son cœur ; mais l’art de varierses gestes, et de draper en artiste le manteaude pourpre dont elle étoit revêtue, produi-soit au moins autant d’effet que sa physio-nomie même; souvent elle s’arrêtoit long-temps dans la même attitude, et chaquefois un peintre n’auroit pu rien inventer demieux que le tableau qu’elle improvisoit ;un tel talent est unique. Cependant je croisqu’oir réussiroit plutôt en Allemagne à ladanse ’ pantomime qu’à celle qui consisteuniquement, comme en France, dans lagrâce et dans l’agilité du corps.
Les Allemands excellent dans la musiqueinstrumentale; les connoissances quelleexige, et la patience qu’il faut pour la bienexécuter, leur sont tout-à-fait naturelles;ils ont aussi des compositeurs d’une imagina-