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2 (1813)
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394
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LA LITTÉRATURE ET LES ARTS.

faiblement on exige quelle se conforme avecfidélité aux moindres nuances des paroles;mais quand elle émeut jusquau fond delame, toute attention donnée à ce qui nestpas elle ne seroit quunie distraction impor-tune, et pourvu quil ny ait pas doppositionentre le poëme et la musique, on sabandonneà lart qui doit toujours lemporter sur tousles autres. Car la rêverie délicieuse danslaquelle il nous plonge anéantit les penséesque les mots peuvent exprimer, et la musiqueréveillant en nous le sentiment de linfini,tout ce qui tend à particulariser lobjet de lamélodie doit en diminuer leffet.

Gluck, que les Allemands comptent avecraison parmi leurs hommes de génie, a sumerveilleusement adapter le chant aux pa-roles, et dans plusieurs de ses opéras il arivalisé avec le poète par lexpression de samusique. LorsquAlceste a résolu de mourirpour Admète, et que ce sacrifice, secrètementoffert aux dieux, a rendu son époux à la vie,le contraste des airs joyeux qui célèbrent laconvalescence du roi, et des gémissementsétouffés de la reine condamnée à le quitter,est dun grand effet tragique. Oreste, dansIphigénie en ïauride, dit: Le calme rentre