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LA LITTÉRATURE ET LES ARTS.
non moins d’expression et de recueillementdans les physionomies. Les peintres duquinzième siècle avoient peu de connoissancedes moyens de l’art, mais une bonne foi etune modestie touchantes se faisoient re-marquer dans leurs ouvrages ; on n’y voitpas de prétentions à d’ambitieux effets, l’onn’y sent que cette émotion intime pour la-quelle tous les hommes de talent cherchentun langage afin de ne pas mourir sans avoirfait part de leur ame à leurs contemporains.
Dans ces tableaux du quatorzième et duquinzième siècle, les plis des vêtemens sonttout droits, les coiffures un peu roules, lesattitudes très simples; mais il y a quelquechose dans l’expression des figures qu’on nese lasse point de considérer. Les tableauxinspirés par la religion chrétienne produisentune impression semblable à celle de cespsaumes qui mêlent avec tant de charme lapoésie à la piété.
La seconde et la plus belle époque de lapeinture fut celle où les peintres conservè-rent la vérité du moyen âge, en y joignanttoute la splendeur de l’art : rien ne corres-pond chez les Allemands au siècle de Léon X.
, Vers la fin du dix-septième siècle et jusqu’au