DES BEAUX-ARTS EN ALLEMAGNE.
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milieu du dix-huitième, les beaux-arts tom-bèrent presque par-tout dans une singulièredécadence, le goût étoit dégénéré en affec-tation ; Winkelmann alors exerça la plusgrande influence, non seulement sur sonpays, mais sur le reste de l'Europe, et cefurent ses écrits qui tournèrent toutes lesimaginations artistes vers l'étude et l’ad-miration des monumens antiques : il s’en-tendoit bien mieux en sculpture qu’enpeinture; aussi porta-t-il les peintres à met-tre dans leurs tableaux des statues coloriéesplutôt que de faire sentir en tout la naturevivante. Cependant la peinture perd la plusgrande partie de son charme en se rappro-chant de la sculpture ; l'illusion nécessaire àl’une est directement contraire aux formesimmuables et prononcées de l'autre. Quandles peintres prennent exclusivement la beautéantique pour modèle, comme ils ne la con-noissent que par des statues, il leur arrive cequ’on reproche à la littérature classique desmodernes, ce n’est point dans leur propre in-spiration qu’ils puisent les effets de l’art.
Mengs, peintre allemand, s’est montré unpenseur philosophique dans ses écrits sur sonart : ami de Winkelmann, il partagea son