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2 (1813)
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381
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DES BEAUX-ARTS EN ALLEMAGNE.

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de lart, de celles qui ont uniquement pourobjet la théorie du talent ; celles-ci, pousséestrop loin, étouffent linvention ; lon est trou-blé par le souvenir de tout ce qui a été ditsur chaque chef-dœuvre, on croit sentir entresoi et lobjet que lon veut peindre une foulede traités sur la peinture et la sculpture,lidéal et le réel, et lartiste nest plus seulaveclanature. Sans doute lesprit de ces diverstraités est toujours lencouragement ; mais àforce dencouragement on lasse le génie,comme à force de gêne on léteint, et dans toutce qui tient à limagination, il faut une siheureuse combinaison dobstacles et de faci-lités, que des siècles peuvent sécouler sansque lon arrive à ce point juste qui fait éclorelesprit humain clans toute sa force.

Avant lépoque de la réformation, les Al-lemands avoient une école de peinture quene dédaignoit pas lécole italienne. AlbertDurer, Lucas Cranach, Holbein, ont, dansleur manière de peindre, des rapports avecles prédécesseurs de Raphël, Perugin, AndréMantegne, etc. Holbein se rapproche da-vantage de Léonard de Vinci ; en généralcependant il y a plus de dureté dans lécoleallemande que dans celle des Italiens, mais