TES CRITIQUES A. W. ET F. SCHLEGEL. 3?5
énergique simplicité, le caractère pur etloyal qui s’y manifeste excite un vif intérêt;mais la connoissance de l’antique et les pro-grès de la civilisation nous ont valu desavantages qu’on ne doit pas dédaigner. Ilne s’agit pas de faire reculer l’art, mais deréunir autant qu’on le peut les qualitésdiverses développées dans l’esprit humain àdifférentes époques.
On a fort accusé les deux Schlesrcl de ne
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pas rendre justice à la littérature française,il n’est point d’écrivains cependant qui aientparlé avec plus d’enthousiasme du génie denos troubadours, et de cette chevalerie fran-çaise sans pareille en Europe, lorsqu’elleréunissoit au plus haut point l’esprit et laloj 7 auté, la grâce et la franchise, le courageet la gaieté, la simplicité la plus touchanteet la naïveté la plus ingénieuse; mais lescritiques allemands ont prétendu que lestraits distinctifs du caractère français s’étoienteffacés pendant le cours du règne de LouisXIV : la littérature,disent-ils, dans les sièclesappelés classiques, perd en originalité cequ’elle gagne en correction ; ils ont attaquénos poètes en particulier avec une grandeforce d’arguments et de moyens. L’esprit