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LA LITTÉRATURE ET LES ARTS.
“ peuvent servir de guide dans la vie et dans“ la mort. Une même chevalerie changeoit“ les combattants en frères d’armes: c’étoit“ pour défendre une même foi qu’ils s’ar-“ moient; un même amour inspiroit tous les“ cœurs, et la poésie qui chanioit cette“alliance exprimoit le même sentiment dans“ des langages divers.”
“Ah! la noble énergie des âges anciens“ est perdue: notre siècle est l'inventeur d’une“ étroite sagesse, et ce que les hommes foi blés“ ne sauroient concevoir n’est à leurs yeux“qu’une chimière ; toutefois rien de divin“ ne peut réussir entrepris avec un cœur“ profane. Hélas ! nos temps ne connoissent“ plus ni la foi, ni l’amour; comment pour-“ roit-il leur rester l’espérance !”
Des opinions dont la tendance est si mar-quée doivent nécessairement altérer l’impar-tialité des jugements sur les ouvrages del’art : sans doute, et je n’ai cessé de le ré-péter dans le cours de cet écrit, il est àdésirer que la littérature moderne soit fondéesur notre histoire et sur notre croyance ;néanmoins il ne s’ensuit pas que les produc-tions littéraires du moyen âge puissent êtreconsidérées comme vraiment bonnes. Leur