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LA LITTERATURE ET LES ARTS.
On pfeut comparer la manière de W.Schlegel, en parlant de poésie, à celle deWinkelrnann, en décrivant les statues, etc’est ainsi seulement qu'il est honorabled’être un critique: tous les hommes dumétier suffisent pour enseigner les fautes oules négligences qu’on doit éviter; mais aprèsle génie, ce qu’il y a de plus semblable à lui,c’est la puissance de le connoître et del’admirer.
Frédéric Schlegel, s’étant occupé de philo-sophie, s’est voué moins exclusivement queson frère à la littérature; cependant le mor-ceau qu’il a écrit sur la culture intellectuelledes Grecs et des Romains rassemble en uncourt espace des aperçus et des résultats dupremier ordre. Frédéric Schlegel est l’undes hommes célèbres de l’Allemagne dontl’esprit a le plus d’originalité, et loin de sefier à cette originalité qui lui promettoit tantde succès, il a voulu l’appuyer sur des étudesimmenses: c’est une grande preuve de
Phèdre d'Euripide et de celle de Racine : elle excita une granderumeur parmi les littérateurs Parisiens, mais personne ne putnier que W. Schlegel, quoique Allemand, écrivoit assez bien lefrançois pour qu’il lui fût permis de parler de Racine.