LES CRITIQUES A. W. ET F. SCHLEGEL. 371
au sérieux de toutes les affections pro-“ fondes, se montre dans la littérature espa-“ gnole toute composée de fictions et de“ poésies, dont la religion, l’amour et les“ exploits guerriers sont l’objet. On eût dit“ que dans ces temps où le Nouveau-Monde“ fut découvert, les trésors d’un autre hé-<{ misplière servoient aux richesses de l’ima-“ gination aussi-bien qu’à celles de l’état, et“ que dans l’empire de la poésie, comme“ dans celui de Cliarles-Quint, le soleil ne“ cessoit jamais d’éclairer l’horizon.”
Les auditeurs de W. Schlegel furent vive-ment émus par ce tableau, et la langue alle-mande, dont il se servoit avec élégance, en-tourait de pensées profondes et d’expressionssensibles, les noms retentissants de l’espa-gnol, ces noms qui ne peuvent être prononcéssans que dtÿà l’imagination croie voir le3orangers du royaume de Grenade et les palaisdes rois maures*'.
# Wilhem Schlegel que je cite ici comme le premier critiquelittéraire de l’Allemagne, est l’auteur d’une brochure en fran-çois nouvellement publiée sous le titre de Réflexions sur leSystème continental .—Ce même W. Schlegel a fait aussi im-primer à Paris il y a quelques années une comparaison de la
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