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2 (1813)
Entstehung
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337
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DES ROMANS.

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mort nous effraie à cause des morts. Quand lobscurité sapproche, nous- tournons nos regards de léglise et de sesnoirs vitraux: les terreurs de lenfance, plus encore que ses plaisirs, reprennent des ailes pour voltiger autour de nous pendant la nuit légère de lame assoupie.Ah! néteignez pas ces étincelles; laissez- nous nos songes, même les plus sombres. Ils sont encore plus doux que notre ex- istence actuelle; ils nous ramènent à cet âge le fleuve de la vie réfléchit encore le ciel.

Un soir dété, jétois couché sur le sommet dune colline, je my endormis, etje rêvai que je me réveillois au milieu de la nuit dans un cimetière. Lhorloge

O

sonnoit onze heures. Toutes les tombes étaient entrouvertes, et les portes de fer de léglise, agitées par une main invisible, souvroient et se refermoient à grand bruit. Jevoyois sur les murs senfuir des ombres, qui ny étaient projetées par aucun corps: dautres ombres livides sélcvoient dans les airs, et les enfants seuls reposoient encore dans les cercueils. Il y avoit dans le ciel comme un nuage grisâtre, lourd, étouflânt s

tome 11. z