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LA. LITTÉRATURE ET LES ARTS.
“ qu’un fantôme gigantesque serroit et pres-“ soit à longs plis. Au-dessus de moi j’en-“ tendois la chute lointaine des avalanches,“ et sous mes pas la première commotion“ d’un vaste tremblement de terre. Toute“ l’église vacilloit, et l’air étoit ébranlé par“ des sons déchirants qui cherchoient vai-“ nement à s’accorder. Quelques pâles“ éclairs jetoient une lueur sombre. Je me“ sentis poussé, par la terreur même, à“chercher un abri dans le temple: deux“ basilics étincelants étoieut placés devant“ ses portes redoubtables.
“ J’avançai parmi la foule des ombres in-“ connues, sur qui le sceau des vieux siècles“ étoit imprimé; toutes ces ombres se pres-“ soient autour de l’autel dépouillé, et leur“ poitrine seule respiroit et s’agitoit avec“ violence; un mort seulement, qui depuis“ peu étoit enterré dans l’église, reposoit“ sur son linceul ; il n’y avoit point encore“ de battement dans son sein, et un songe“ heureux faisoit sourire son visage; mais à“ l’approche d’un vivant il s’éveilla, cessa“ de sourire, ouvrit avec un pénible effort“ ses paupières engourdies; la place de l’œil“ étoit vide, et à celle du cœur il n’y avoit