DES ROMANS.
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toujours entretenir en nous-mêmes ; cettejeunesse renaît des cendres mêmes des pas-sions : c’est le rameau d'or qui ne peut seflétrir, et qui donne à la S y bille l'entrée dansles champs élysiens.
Tieck' mérite d’être cité dans plusieursgenres; il est l’auteur d’un roman, Stern-bald, dont la lecture est délicieuse; les évè-nements y sont en petit nombre, et ce qu’ily en a n’est pas même conduit jusqu’au dé-nouement; mais on ne trouve nulle part, jecrois, une si agréable peinture de la vie d’unartiste; l’auteur place son héros dans le beausiècle des arts, et le suppose écolier d’AlbertDiirer, contemporain de Raphaël. Il le faitvoyager dans diverses contrées de l’Europe,et peint avec un charme tout nouveau leplaisir que doivent causer les objets exté-rieurs quand on n’appartient exclusivementà aucun pays, ni à aucune situation, et qu’onse promène librement à travers la naturepour y chercher des inspirations et des mo-dèles. Cette existence voyageuse et rêveusetout à la fois n’est bien sentie qu’en Alle-magne. Dans les romans français nous dé-crivons toujours les mœurs et les relationssociales ; mais il y a un grand secret de