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2 (1813)
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LA LITTÉRATURE ET LES ARTS.

une philosophie dédaigneuse qui dit au biencomme au mal:cela doit être, puisque celaest;un esprit prodigieux qui domine toutesles autres facultés, et se lasse du talent même,comme ayant quelque chose de trop invo-lontaire et de trop partial; enfin, ce quimanque sur-tout à ce roman, cest un senti-ment religieux ferme et positif : les princi-paux personnages sont plus accessibles à lasuperstition quà la croyance ; et lon sentque dans leur cœur, la religion, commelamour, nest que leffet des circonstances etpourrait varier avec elles.

Dans la marche de cet ouvrage, lauteurse montre trop incertain ; les figures quil des-sine et les opinions quil indique ne laissentque des souvenirs vacillants; il faut en con-venir, beaucoup penser conduit quelquefoisà tout ébranler dans le fond de soi-même;mais'un homme de génie tel que Goethe doitservir de guide à ses admirateurs dans uneroute assurée. 11 nest plus temps de douter,il nest plus temps de mettre, à propos detoutes choses, des idées ingénieuses dans lesdeux côtés de la balance ; il faut se livrer àla confiance, à lenthousiasme, à ladmirationque la jeunesse immortelle de lame peut