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LA LITTÉRATURE ET LES ARTS.
une philosophie dédaigneuse qui dit au biencomme au mal:—cela doit être, puisque celaest;—un esprit prodigieux qui domine toutesles autres facultés, et se lasse du talent même,comme ayant quelque chose de trop invo-lontaire et de trop partial; enfin, ce quimanque sur-tout à ce roman, c’est un senti-ment religieux ferme et positif : les princi-paux personnages sont plus accessibles à lasuperstition qu’à la croyance ; et l’on sentque dans leur cœur, la religion, commel’amour, n’est que l’effet des circonstances etpourrait varier avec elles.
Dans la marche de cet ouvrage, l’auteurse montre trop incertain ; les figures qu’il des-sine et les opinions qu’il indique ne laissentque des souvenirs vacillants; il faut en con-venir, beaucoup penser conduit quelquefoisà tout ébranler dans le fond de soi-même;mais'un homme de génie tel que Goethe doitservir de guide à ses admirateurs dans uneroute assurée. 11 n’est plus temps de douter,il n’est plus temps de mettre, à propos detoutes choses, des idées ingénieuses dans lesdeux côtés de la balance ; il faut se livrer àla confiance, à l’enthousiasme, à l’admirationque la jeunesse immortelle de l’ame peut