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LA LITTÉRATURE ET LES ARTS.
Wilhelm Meister le système singulier qui s’estdéveloppé depuis quelque temps dans lanouvelle école allemande : les récits des an-ciens, et même leurs poèmes, quelque animésqu’ils soient dans le fond, sont calmes par laforme; et l’on s’est persuadé que les mo-dernes feroient bien d’imiter la tranquillitédes écrivains antiques : mais en fait d’ima-gination, ce qui n’est commandé que par lathéorie ne réussit guère dans la pratique. S’ils’agit d’évènements tels que ceux de l’Iliade,ils intéressent d’eux-mêmes, et moins le sen-timent personnel de l’auteur s’aperçoit, plusle tableau fait impression; mais si l’on ,semet à peindre les situations romanesquesavec le calme impartial d’Homère, le ré-sultat n’en sauroit être très attachant.
Goethe vient de faire paroître un romanintitulé, Les affinités de choix', qu’on peut ac-cuser sur-tout, ce me semble, du défaut queje viens d’indiquer. Un ménage heureuxs’est retiré à la campagne; les deux épouxinvitent, l’un son ami, l’autre sa nièce, à par-tager leur solitude; l’ami devient amoureuxde la femme, et l’époux, de la jeune filenièce de sa femme. Il se livre à l’idée derecourir au divorce pour s’unir à ce qu’il