DES ROMANS.
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connu l’enfance, et que, souffrant dans l’âgeauquel la nature n’a destiné que des jouis-sances, elle n’existe que pour une seule af-fection avec laquelle les battements de soncœur commencent et finissent.
Le personnage de Mignon (c’est le nomde la jeune fille) est mystérieux comme unrêve; elle exprime ses regrets pour l’Italiedans des vers ravissants que tout le mondesait par cœur en Allemagne : “ Connois-tucette terre où les citronniers fleurissent, etc.”Enfin la jalousie, cette impression trop fortepour de si jeunes organes, brise la pauvreenfant, qui sentit la douleur avant queF âge lui donnât la force de lutter contreelle. Il faudrait, pour comprendre tout l’effetde cet admirable tableau, en rapporter chaquedétail. On ne peut se représenter sans émo-tion les moindres mouvements de celte jeunefdle ; il y a je ne sais quelle simplicitémagique en elle qui suppose des abîmes depensées et de sentiments; l’on croit entendregronder l’orage au fond de son aine, lorsmême que l’on ne saurait citer ni une paroleni une -circonstance qui motive l’inquiétudeinexprimable qu’elle fait éprouver.
Malgré ce bel épisode, on aperçoit dans