DES ROMANS»
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aime; la jeune fille est prête à y consentir;des évènements malheureux la ramènent ausentiment du devoir; mais quand elle re-connoît la nécessité de sacrifier son amour,elle en meurt de douleur, et celui qu'elleaime ne tarde pas à la suivre.
La traduction des Affinités de choix n'apoint eu de succès en France, parcequel’ensemble de cette fiction n'a rien de carac-térisé, et qu'on ne sait pas dans quel butelle a été conçue ; ce n'est point un tort enAllemagne que cette incertitude: comme lesévènements de ce monde ne présentent sou-vent que des résultats indécis, l'on consent àtrouver dans les romans qui les peignent lesmêmes contradictions et les mêmes doutes.Il y a dans l’ouvrage de Goethe une foulede pensées et d'observations fines; mais ilest vrai que l'intérêt y languit souvent, etqu'on trouve presqu'autant de lacunes dansce roman que dans la vie humaine tellequ'elle se passe ordinairement. Un romancependant ne doit pas ressembler à des mé-moires particuliers; car tout intéresse dansce qui a existé réellement, tandis qu'unefiction ne peut égaler l'effet de la véritéqu'en la surpassant, c'est-à-dire en ayanttome ir. T