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2 (1813)
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286
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LA LITTÉRATURE ET LES ARTS.

pourtant cette pompe habituelle que lesFrançais, et sur-tout les tragédies françaises,exigent des acteurs; notre genre ne supportepas la médiocrité, car on n'y revient au na-turel que par la beauté même de lart. Lesacteurs du second ordre, en Allemagne, sontfroids et calmes; ils manquent souvent leffettragique, mais ils ne sont presque jamais ri-dicules : cela se passe sur le théâtre alle-mand comme dans la société ; il y a desgens qui quelquefois vous ennuient, et voilàtout ; tandis que sur la scène française onest impatienté quand on nest pas ému : lessons ampoulés et faux dégoûtent tellementalors de la tragédie, quil ny a pas de pa-rodie, si vulgaire quelle soit, quon ne pré-fère à la fade impression du maniéré.

Les accessoires de lart, les machines etles décorations doivent être plus soignées enAllemagne quen France, puisque dans lestragédies on y a plus souvent recours à cesmoyens. Iffland a su réunir à Berlin tout ceque lon peut désirer à cet égard ; mais àVienne on néglige même les moyens néces-saires pour représenter matériellement bienune tragédie. La mémoire est infinimentplus - cultivée par les acteurs français que