DE LA COMÉDIE.
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chacun reprend le rang qui convient à soncaractère. Ce sujet fournit une foule descènes pleines d’esprit et de vrai comique ;et l’opposition entre la vie commune et lessentiments chevaleresques ne sauroit êtremieux représentée.
Le Prince Zerbin est une peinture très spi-rituelle de l'étonnement de toute une cour,quand elle voit dans son souverain du pen-chant à l’enthousiasme, au dévouement, àtoutes les nobles imprudences d’un carac-tère généreux. Tous les vieux courtisanssoupçonnent leur prince de folie, et lui con-seillent de voyager, pour qu’il apprennecomment les choses vont par-tout ailleurs.On donne à ce prince un gouverneur trèsraisonnable qui doit le ramener au po-sitif de la vie. Il se promène avec son élèvedans une belle forêt un jour d’été, lorsqueles oiseaux se font entendre, que le ventagite les feuilles, et que la nature animéesemble adresser de toutes parts à l’hommeun langage prophétique. Le gouverneurne trouve dans ces sensations vagues et mul-tipliées que de la confusion et du bruit, etlorsqu’il revient dans le palais, il se réjouitde voir les arbres transformés en meubles,