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2 (1813)
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LA LITTÉRATURE ET LES ARTS.

toutes les productions de la nature asserviesà Futilité, et la régularité factice mise à laplace du mouvement tumultueux de lexis-tence, Les courtisans se rassurent toutefois,quand, au retour de ses voyages, le princeZerbin, éclairé par lexpérience, promet dene plus soccuper des beaux-arts, de lapoésie, des sentiments exaltés, de rien enfinqui ne tende à faire triompher légoïsme surlenthousiasme.

Ce que les hommes craignent le plus, pourla plupart, cest de passer pour dupes, et illeur paroît beaucoup moins ridicule de semontrer occupés deux-mêmes en toute cir-constance, quattrapés dans une seule. Ily a donc de lesprit, et un bel emploi de les-prit, à tourner sans cesse en plaisanterie toutce qui est calcul personnel ; car il en resteratoujours bien assez pour faire aller le monde,tandis cpie, jusquau souvenir même dunenature vraiment élevée, pourrait bien, un deces jours, disparaître tout-à-fait.

On trouve dans les comédies de Tieckune gaieté qui naît des caractères, et ne con-siste point en épigrammes spirituelles; unegaieté dans laquelle limagination est insé-parable de la plaisanterie; mais quelquefois