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LA LITTÉRATURE ET LES ARTS.
toutes les productions de la nature asserviesà Futilité, et la régularité factice mise à laplace du mouvement tumultueux de l’exis-tence, Les courtisans se rassurent toutefois,quand, au retour de ses voyages, le princeZerbin, éclairé par l’expérience, promet dene plus s’occuper des beaux-arts, de lapoésie, des sentiments exaltés, de rien enfinqui ne tende à faire triompher l’égoïsme surl’enthousiasme.
Ce que les hommes craignent le plus, pourla plupart, c’est de passer pour dupes, et illeur paroît beaucoup moins ridicule de semontrer occupés d’eux-mêmes en toute cir-constance, qu’attrapés dans une seule. Ily a donc de l’esprit, et un bel emploi de l’es-prit, à tourner sans cesse en plaisanterie toutce qui est calcul personnel ; car il en resteratoujours bien assez pour faire aller le monde,tandis cpie, jusqu’au souvenir même d’unenature vraiment élevée, pourrait bien, un deces jours, disparaître tout-à-fait.
On trouve dans les comédies de Tieckune gaieté qui naît des caractères, et ne con-siste point en épigrammes spirituelles; unegaieté dans laquelle l’imagination est insé-parable de la plaisanterie; mais quelquefois