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LA LITTÉRATURE ET LES ARTS.
ques leçons d’économie domestique, sonttout-â-fait inutiles: il l’envoie au marché,pour acheter des bœufs dont il a besoin; lejeune homme, en revenant, voit, dans lamain d’un chasseur, un faucon ; et, ravi desa beauté, il donne les bœufs pour le faucon,et revient tout fier d’avoir acquis, à ce prix,un tel oiseau. Une autre fois, il rencontreun cheval dont l’air martial le transporte: ilveut savoir ce qu’il coûte, on le lui dit, ets’indignant de ce qu’on demande si peu dechose pour un si bel animal, il en paie deuxfois la valeur.
Le prétendu père résiste long-temps auxdispositions naturelles du jeune homme, quis’élance avec ardeur vers le danger et lagloire ; mais lorsqu’ enfin on ne peut plusl’empêcher de prendre les armes contre lesSarrasins qui assiègent Paris, et que de toutesparts on vante ses exploits, le vieux bour-geois, à son tour, est saisi par une sorte decontagion poétique ; et rien n’est plus plai-sant que le bizarre mélange de ce qu’il étoitet de ce qu’il veut être, de son langage vul-gaire et des images gigantesques dont il rem-plit ses discours. A la fin, le jeune hommeest reconnu pour le fils de l’empereur, et