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2 (1813)
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LA LITTÉRATURE ET LES ARTS.

ques leçons déconomie domestique, sonttout-â-fait inutiles: il lenvoie au marché,pour acheter des bœufs dont il a besoin; lejeune homme, en revenant, voit, dans lamain dun chasseur, un faucon ; et, ravi desa beauté, il donne les bœufs pour le faucon,et revient tout fier davoir acquis, à ce prix,un tel oiseau. Une autre fois, il rencontreun cheval dont lair martial le transporte: ilveut savoir ce quil coûte, on le lui dit, etsindignant de ce quon demande si peu dechose pour un si bel animal, il en paie deuxfois la valeur.

Le prétendu père résiste long-temps auxdispositions naturelles du jeune homme, quisélance avec ardeur vers le danger et lagloire ; mais lorsqu enfin on ne peut pluslempêcher de prendre les armes contre lesSarrasins qui assiègent Paris, et que de toutesparts on vante ses exploits, le vieux bour-geois, à son tour, est saisi par une sorte decontagion poétique ; et rien nest plus plai-sant que le bizarre mélange de ce quil étoitet de ce quil veut être, de son langage vul-gaire et des images gigantesques dont il rem-plit ses discours. A la fin, le jeune hommeest reconnu pour le fils de lempereur, et