DE LA COMÉDIE.
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l’exaltation dans les sentiments, enfin toutce qui ne sert pas immédiatement à faireprospérer les affaires de ce monde. L’égoïsmemoderne a l’art de louer toujours, danschaque chose, la réserve et la modération,afin de se masquer en sagesse, et ce n’estqu’à la longue qu’on s’est aperçu que detelles opinions pourroient; bien anéantir legénie des beaux-arls, la générosité, l’amouret la religion: que resteroit-il après qui valutla peine de vivre?
Deux comédies de Tieck, Octavien, et LePrince Zerbin, sont l’une et l’autre ingénieu-sement combinées. Un fils de l’empereur Oc-tavien (personnage imaginaire, qu’un contede fées place sous le règne du roi Dagobert)est égaré, encore au berceau, dans uneforêt. Un bourgeois de Paris le trouve,l’élève avec son propre fils, et se fait passerpour son père. A vingt ans, les inclinationshéroïques du jeune prince le trahissent danschaque circonstance, et rien n’est pluspiquant que le contraste de son caractèreet de celui de son prétendu frère, dont lesang ne contredit point l'éducation qu’il areçue. Les efforts du sage bourgeois, pourmettre dans la tête de son fils adoptif quel-