Druckschrift 
2 (1813)
Entstehung
Seite
277
Einzelbild herunterladen
 

DE LA COMÉDIE.

2 77

lexaltation dans les sentiments, enfin toutce qui ne sert pas immédiatement à faireprospérer les affaires de ce monde. Légoïsmemoderne a lart de louer toujours, danschaque chose, la réserve et la modération,afin de se masquer en sagesse, et ce nestquà la longue quon sest aperçu que detelles opinions pourroient; bien anéantir legénie des beaux-arls, la générosité, lamouret la religion: que resteroit-il après qui valutla peine de vivre?

Deux comédies de Tieck, Octavien, et LePrince Zerbin, sont lune et lautre ingénieu-sement combinées. Un fils de lempereur Oc-tavien (personnage imaginaire, quun contede fées place sous le règne du roi Dagobert)est égaré, encore au berceau, dans uneforêt. Un bourgeois de Paris le trouve,lélève avec son propre fils, et se fait passerpour son père. A vingt ans, les inclinationshéroïques du jeune prince le trahissent danschaque circonstance, et rien nest pluspiquant que le contraste de son caractèreet de celui de son prétendu frère, dont lesang ne contredit point l'éducation quil areçue. Les efforts du sage bourgeois, pourmettre dans la tête de son fils adoptif quel-