LITTÉRATURE ET LES ARTS.
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des animaux parlants, peut-être est-il plusamusant de se les figurer que de les voir;mais toutefois ces animaux personnifiés, etagissant à la manière des hommes, semblentla vraie comédie donnée par la nature. Tousles rôles comiques, c’est-à-dire égoïstes etsensuels, tiennent toujours en quelque chosede ranimai.” Peu importe donc si dans lacomédie c’est l’animal qui imite l’homme,ou l’homme qui imite l’animal.
’J’ieck intéresse aussi par la direction qu’ilsait donner à son talent de moquerie: il letourne tout entier contre l’esprit calculateuret prosaïque; et comme la plupart desplaisanteries de société ont pour but dejeter du ridicule sur l’enthousiasme, on aimel’auteur qui ose prendre corps à corps laprudence, l’égoïsme, toutes ces choses pré-tendues raisonnables derrière lesquelles lesgens médiocres se croient en sûreté pourlancer des traits contre les caractères ou lestalents supérieurs. Ils s’appuient sur ce qu’ilsappellent une juste mesure pour blâmer toutce qui se distingue; et tandis que l’éléganceconsiste dans l’abondance superflue desobjets de luxe extérieur, on diroit que cettemême élégance interdit le luxe dans l'esprit,