DE LA. COMÉDIE.
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nuances nouvelles. La comédie saisit cesnuances, et quand elle peut les faire ressortirpar des situations dramatiques, le spectateurest ravi de retrouver au théâtre des carac-tères tels qu’il en peut rencontrer dans lemonde; mais l’introduction du peuple dansla comédie, des chœurs dans la tragédie,des personnages allégoriques, des sectesphilosophiques, enfin de tout ce qui présenteles hommes en masse, et d’une manièreabstraite, ne sauroit plaire aux spectateursde nos jours. Il leur faut des noms et desindividus; ils cherchent l’intérêt romanesquemême dans la comédie et la société sur lascène.
Parmi les écrivains de la nouvelle école,Tieck est celui qui a le plus le sentiment dela plaisanterie; ce n’est pas qu’il ait fait au-cune comédie qui puisse se jouer, et quecelles qu’il a écrites soient bien ordonnées,mais on y voit des traces brillantes d’unegaieté très originale. D’abord il saisit d’unefaçon qui rappelle La Fontaine les plai-santeries auxquelles les animaux peuventdonner lieu. Il a fait une comédie intituléeLe chat botté , qui est admirable en ce genre.Je ne sais quel effet produiroient sur la scène
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