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LA LITTÉRATURE ET LES ARTS.
pendance à l’esprit dans tous les genres, etles sueeès qu’ils obtiendroient à cet égardseroient une conquête, et pour la littérature,et plus encore pour l’énergie même du carac-tère allemand; mais il est toujours difficiled’influer par des idées générales sur les pro-ductions spontanées de l’imagination, et deplus, une comédie démagogique comme celledes Grecs ne pourroit pas convenir à l’étatactuel de la société européenne.
Aristophane vivoit sous un gouvernementtellement républicain que l’on y communi-quoit tout au peuple, et que les affaires d’é-tat passoient facilement de la place publiqueau théâtre. Il vivoit dans un pays où lesspéculations philosophiques étoient presqueaussi familières à tous les hommes que leschefs-d’œuvre de l’art, parceque les écolesse tenoient en plein air, et que les idées lesplus abstraites étoient revêtues des couleursbrillantes que leur prêtaient la nature et leciel; mais comment recréer toute cette sèvede vie sous nos frimas et dans nos maisons?La civilisation moderne a multiplié les ob-servations sur le cœur lpimain: l’hommeconnoît mieux l’homme, et lame, pourainsi dire disséminée, offre à l’écrivain mille