DE LA COMÉDIE.
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l’enthousiasme qui sert si bien à mieuxaimer ce qu’on aime. Le sujet de cette piècesemble plus ingénieux que populaire; maisles scènes merveilleuses y sont mêlées etvariées avec tant d’art, qu’elle amuse égale-ment toutes les classes de spectateurs.
La nouvelle école littéraire, en Allemagne,a un système sur la comédie comme sur toutle reste; la peinture des mœurs ne suffit paspour l’intéresser, elle veut de l’imaginationdans la conception des pièces et dans l’in-vention des personnages; le merveilleux,l’allégorie, l’histoire^ rien ne lui paroît detrop pour diversifier les situations comiques.Les écrivains de cette école ont donné lenom de comique arbitraire à ce libre essor detoutes les pensées, sans frein et sans but dé-terminé. Us s’appuient à cet égard de l’ex-emple d’Aristophane, non assurément qu’ilsapprouvent la licence de ses pièces, mais ilssont frappés de la verve de gaieté qui s’yfait sentir, et ils voudraient introduire chezles modernes cette comédie audacieuse quise joue de l’univers, au lieu de s’en tenir auxridicules de telle ou telle classe de la société.Les efforts de la nomœlle école tendent, engénéral, à donner plus de force et d’indé-
TOME II. T