Druckschrift 
2 (1813)
Entstehung
Seite
272
Einzelbild herunterladen
 

V.n LA LITTTÊRATURE ET LES ARTS.

lier saccommode assez bien de cette situa-tion, et elle lui paroît dautant plus naturellequelle est commune ; car peu de gens saventque cest la supériorité de Taine et de lespritqui rapproche le plus intimement de la na-ture. La fée ne peut oublier le chevalier,et le poursuit par les merveilles de son art;chaque fois quil commence à sétablir dansson ménage, elle attire son attention par desprodiges, et réveille ainsi le souvenir deleur affection passée.

Si le chevalier sapproche dune rivière, ilentend les flots murmurer les romances quela fée lui chantoit; sil invite des convives àsa table, des génies ailés viennent sy placer,-et font singulièrement peur à la prosaïquesociété de sa femme. Par-tout des fleurs,des danses et des concerts viennent troublercomme des fantômes la vie de linfidèleamant; et dautre part des esprits malinssamusent à tourmenter son valet qui, dansson genre aussi, voudrait bien ne plus en-tendre parler de poésie: enfin, la fée seréconcilie avec le chevalier, à condition quilpassera tous les ans trois jours avec elle, etsa femme consent volontiers à ce que sonépoux aille puiser dans lentretien de la fée