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LA LITTÉRATURE ET LES ARTS.
Léonore ont été représentés avec beaucoupde succès, et un succès mérité; comme cespièces sont traduites dans le recueil de Frie-del, il est inutile d'en rien citer. 11 me sembleque don Diégo et Léonore, sur-tout, pourrait,avec quelques changements, réussir sur lethéâtre français. 11 faudrait y conserver latouchante peinture de cet amour profond etmélancolique qui pressent le malheur avantmême qu'aucun revers l’annonce ; les Ecos-sais appellent ces pressentiments du cœur laseconde vue de l’homme ; ils ont tort de l’ap-peler la seconde, c’est la première, et peut-être la seule vraie.
Parmi les tragédies en prose qui s’élèventau-dessus du genre du drame, il faut comp-ter quelques essais de Gerstenberg. U aimaginé de choisir la mort d’Ugolin poursujet d’une tragédie ; l’unité de lieu y estforcée, puisque la pièce commence et finitdans la tour où périt Ugolin avec ses troisfils; quanta l'unité de temps, il faut plusde vingt-quatre heures pour mourir de faim ;mais du reste l'évènement est toujours lemême, et seulement l’horreur croissante enmarque le progrès. 11 n’y a rien de plussublime dans Le Dante que la peinture du