PIECES DU THÉÂTRE ALLEMAND.
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dans ses pièces la vertu sévère et la religionpositive ; il s’est permis un tel tort, non parsystème, ce me semble, mais pour produire,selon l'occasion, plus d’effet au théâtre; iln’en est pas moins vrai que des critiquesaustères ont dé l’en blâmer. Il paroit lui-?même depuis quelques années se conformerà des principes plus réguliers, et loin queson talent y perde, il y a beaucoup gagné.La hauteur et la fermeté de la pensée tien-nent toujours pas des liens secrets à lapureté de la morale.
Ivotzebue et la plupart des auteurs alle-mands avoient emprunté de Lessing l’opinionqu’il falloit écrire en prose pour le théâtre,et rapprocher toujours le plus possible latragédie du drame ; Goethe et Schiller, parleurs derniers ouvrages, et les écrivains dela nouvelle école, ont renversé ce système:l’on pourrait plutôt reprocher à ces écrivainsl’excès contraire, c’est-à-dire une poésie tropexaltée, et qui détourne l’imaginaiion del’effet théâtral. Dans les auteurs drama-tiques qui comme Kotzebue ont adopté lesprincipes de Lessing, on trouve presque tou-jours de la simplicité et de l’intérêt ; Agnèsde Bçrnau, Jules de Tarante, don Diégo et