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LA LITTÉRATURE ET LES ARTS.
veux épars servoient à l’embellir ; mais lessituations de ce genre prêtent bien plus à lapantomime qu’à la parole, et les mots nesont là que pour achever les gestes.
La Mort de Rolla est d’un mérite supé-rieur à tout ce que je viens de citer; le célè-bre Shéridan en a fait une pièce intituléePizarre, qui a eu le plus grand succès enAngleterre ; un mot à la fin de la pièce estd’un effet admirable. Rolla, chef des Pé-ruviens, a long-temps combattu contre lesEspagnols ; il aimoit Cora, la fille du Soleil,et néanmoins il a généreusement travailléà vaincre les obstacles qui la séparaientd’Alonzo. Un an après leur hymen, lesEspagnols enlèvent le fils de Cora qui ve-noit de naître; Rolla s’expose à tous les périlspour le retrouver, il le rapporte enfin cou-vert de sang dans son berceau ; Rolla voitla terreur de la mère à cet aspect. “ Ras^-“ sure-toi,” lui dit-il, “ ce sang-là, c’est le“ mien !” et il expire.
Quelques écrivains allemands n’ont pasété justes, ce me semble, envers le talentdramatique de Kotzebue ; mais il faut re-connoître les motifs estimables de cette pré-vention; Kotzebue n’a pas toujours respecté