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2 (1813)
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PIECES DU THÉÂTRE ALLEMAND.

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enfin réussi. La joie du jeune homme, lors-que son arrêt de mort lui garantit le retourde lestime de sa maîtresse, est de la plustouchante beauté; mais, à la fin, il y a tantde magnanimité dans Grotius, qui revient seconstituer prisonnier pour sauver le jeunehomme, dans le prince dOrange, dans la,fille, dans lauteur même, quon na plus quàdire amen à tout. On a pris les situationsde cette pièce dans un drame français ; maiselles sont attribuées à des personnages in-connus; et Grotius ni le prince dOrangeny sont nommés. Cest très sagement fait,car il ny a rien dans lallemand qui con-vienne spécialement au caractère de cesdeux hommes tels que lhistoire nous les re-présente.

Jeanne de Montfaucon étant une aven-ture de chevalerie, de linvention de Kotze-bue, il a été plus libre que dans toute autrepièce de traiter le sujet à sa manière. Uneactrice charmante, Mad. Unzelmanu, jouoitle principal rôle ; et la manière dont elle-fendoit son cœur et son château contre unchevalier discourtois faisoit au théâtre uneimpression très agréable. Tour à tour guer-rière et désespérée, son casque ou ses che-