PIECES DU THÉÂTRE ALLEMAND.
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enfin réussi. La joie du jeune homme, lors-que son arrêt de mort lui garantit le retourde l’estime de sa maîtresse, est de la plustouchante beauté; mais, à la fin, il y a tantde magnanimité dans Grotius, qui revient seconstituer prisonnier pour sauver le jeunehomme, dans le prince d’Orange, dans la,fille, dans l’auteur même, qu’on n’a plus qu’àdire amen à tout. On a pris les situationsde cette pièce dans un drame français ; maiselles sont attribuées à des personnages in-connus; et Grotius ni le prince d’Orangen’y sont nommés. C’est très sagement fait,car il n’y a rien dans l’allemand qui con-vienne spécialement au caractère de cesdeux hommes tels que l’histoire nous les re-présente.
Jeanne de Montfaucon étant une aven-ture de chevalerie, de l’invention de Kotze-bue, il a été plus libre que dans toute autrepièce de traiter le sujet à sa manière. Uneactrice charmante, Mad. Unzelmanu, jouoitle principal rôle ; et la manière dont elle dé-fendoit son cœur et son château contre unchevalier discourtois faisoit au théâtre uneimpression très agréable. Tour à tour guer-rière et désespérée, son casque ou ses che-