LUTHER.
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pression la plus romanesque qu’on puisse em-prunter à la théorie moderne des beaux-arts.
Deux anges, sous la forme d’un jeune *homme disciple de Luther, et d’une jeunefille amie de Catherine, semblent traverserla pièce avec des hyacinthes et des palmes,comme des symboles de la pureté et de lafoi. Ces deux anges disparoissent à la fin,et l’imagination les suit dans les airs ; maisle pathétique est moins pressant, quand 011se sert de tableaux fantastiques pour em-bellir la situation; c’est un autre genre deplaisir, ce n’est plus celui qui naît des émo-tions de l’ame ; car l’attendrissement nepeut exister sans la sympathie. L’on veutjuger, sur la scène, les personnages commedes êtres existants : blâmer, approuver leursactions, les deviner, les comprendre, et setransporter à leur place, pour éprouver toutl’intérêt de la vie réelle, sans en redouterles dangers.
Les opinions de Werner, sous le rapportde l’amour et de la religion, ne doivent pasêtre légèrement examinées. Ce qu’il sentest sûrement vrai pour lui ; mais comme,dans ce genre sur-tout, la manière de voir etles impressions de chaque individu sont dif-