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LA LITTÉRATURE ET LES ARTS.
férentes, il ne faut pas qu’un auteur fasseservir à propager ses opinions personnellesun art essentiellement universel et populaire.
Une aulre production de Wcrner, bienbelle et bien originale, c’est Attila. L’auteurprend l’histoire de ce fléau de Dieu au mo-ment de son arrivée devant Rome. Le pre-mier acte commence par les gémissementsdes femmes et des enfants qui s’échappentd’Aquilée en cendre; et cette exposition enmouvement, non seulement excite l’intérêtdès les premiers vers de la pièce, mais donneune idée terrible de la puissance d’Attila,C’est un art nécessaire au théâtre, que defaire juger les principaux personnages, plu-tôt par l’effet qu’ils produisent sur les autres,que par un portrait, quelque frappant qu’ilpuisse être. Un seul homme multiplié parceux qui lui obéissent remplit d’épouvantel’Asie et l’Europe. Quelle image gigantesquede la volonté absolue ce spectacle n’offre-t-
A côté d’Attila, est une princesse de Bour-gogne, Iiildegonde, qui doit l’épouser, etdont il se croit aimé. Cette princessenourrit un profond sentiment de vengeance,contre lui, parçequ’il a tué son père et son