Druckschrift 
2 (1813)
Entstehung
Seite
228
Einzelbild herunterladen
 

Ô2S

LA LITTÉRATURE ET LES ARTS.

disparaîtront bientôt, et que le nouveaujour de la raison va se lever. Dans ce mo-ment, on vit, sur le théâtre de 13erlin, lescierges séteindre par degrés, et laurore dujour percer à travers les vitraux de la cathé-drale gothique.

La pièce de Luther est si animée, si va-riée, quil est aisé de concevoir commentelle a ravi tous les spectateurs; néanmoinson est souvent distrait de lidée principalepar des singularités et des allégories qui neconviennent ni à un sujet tiré de lhistoire,ni sur-tout au théâtre.

Catherine, en apercevant Luther, quelledétestoit, sécrie :Voilà mon idéal ! etle plus violent amour sempare delle à cetinstant. Werner croit quil y a de la pré-destination dans lamour, et que les êtrescréés lun pour lautre doivent se reconnoîtreà la première vue. Cest une très agréabledoctrine métaphysique et madrigalique,mais qui ne saurait guère être comprise surla scène ; dailleurs, il ny a rien de plusétrange que cette exclamation sur lidéaladressée à Martin Luther ; car on se le re-présente comme un gros moine savant etscolastique, à qui ne convient guère lex-