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LA LITTÉRATURE ET LES ARTS.
disparaîtront bientôt, et que le nouveaujour de la raison va se lever. Dans ce mo-ment, on vit, sur le théâtre de 13erlin, lescierges s’éteindre par degrés, et l’aurore dujour percer à travers les vitraux de la cathé-drale gothique.
La pièce de Luther est si animée, si va-riée, qu’il est aisé de concevoir commentelle a ravi tous les spectateurs; néanmoinson est souvent distrait de l’idée principalepar des singularités et des allégories qui neconviennent ni à un sujet tiré de l’histoire,ni sur-tout au théâtre.
Catherine, en apercevant Luther, qu’elledétestoit, s’écrie : —Voilà mon idéal ! — etle plus violent amour s’empare d’elle à cetinstant. Werner croit qu’il y a de la pré-destination dans l’amour, et que les êtrescréés l’un pour l’autre doivent se reconnoîtreà la première vue. C’est une très agréabledoctrine métaphysique et madrigalique,mais qui ne saurait guère être comprise surla scène ; d’ailleurs, il n’y a rien de plusétrange que cette exclamation sur l’idéaladressée à Martin Luther ; car on se le re-présente comme un gros moine savant etscolastique, à qui ne convient guère l’ex-