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2 (1813)
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218
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LA LITTÉRATURE ET LES ARTS.

21S

rapports avec Aristophane, si des traits dupathétique de Shakespear ny mêloient desbeautés d'un tout autre genre. Faustétonne, émeut, attendrit; mais il ne laisse pasune. douce impression dans lame. Quoiquela présomption et le vice y soient cruelle-ment punis, on ne sent pas dans cette pu-nition une main bienfaisante ; on diroit quele mauvais principe dirige lui-môme la ven-geance contre le crime qu'il fait commettre;et le remords, tel quil est. peint dans cettepièce, semble venir de lenfer aussi-bien quela faute.

La croyance aux mauvais esprits se re-trouve dans un grand nombre de poésies al-lemandes ; la nature du Nord saccordeassez bien avec cette terreur; il est doncbeaucoup moins ridicule en Allemagne, quecela ne le seroit en France, de se servir dudiable dans les fictions. A ne considérertoutes ces idées que sous le rapport litté-raire, il est certain que notre imagination sefigure quelque chose qui répond à lidéedun mauvais génie, soit dans le cœur hu-main, soit dans la nature : lhomme faitquelquefois du mal dune manière pourtyinsi dire désintéressée, sans but et même