LA LITTÉRATURE ET LES ARTS.
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rapports avec Aristophane, si des traits dupathétique de Shakespear n’y mêloient desbeautés d'un tout autre genre. Faustétonne, émeut, attendrit; mais il ne laisse pasune. douce impression dans l’ame. Quoiquela présomption et le vice y soient cruelle-ment punis, on ne sent pas dans cette pu-nition une main bienfaisante ; on diroit quele mauvais principe dirige lui-môme la ven-geance contre le crime qu'il fait commettre;et le remords, tel qu’il est. peint dans cettepièce, semble venir de l’enfer aussi-bien quela faute.
La croyance aux mauvais esprits se re-trouve dans un grand nombre de poésies al-lemandes ; la nature du Nord s’accordeassez bien avec cette terreur; il est doncbeaucoup moins ridicule en Allemagne, quecela ne le seroit en France, de se servir dudiable dans les fictions. A ne considérertoutes ces idées que sous le rapport litté-raire, il est certain que notre imagination sefigure quelque chose qui répond à l’idéed’un mauvais génie, soit dans le cœur hu-main, soit dans la nature : l’homme faitquelquefois du mal d’une manière pourtyinsi dire désintéressée, sans but et même