FAUST.
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Il faut suppléer par l’imagination aucharme qu’une très belle poésie doit ajouteraux scènes que j’ai essayé de traduire; il ya toujours dans l’art de la versification ungenre de mérite reconnu de tout le monde,et qui est indépendant du sujet auquel ilest appliqué. Dans la pièce de Faust lerhytlime change suivant la situation, et lavariété brillante qui en résulte est admirable.La langue allemande présente un plus grandnombre de combinaisons que la nôtre, etGoethe semble les avoir toutes employéespour exprimer, avec les sons comme avecles images, la singulière exaltation d’ironieet d’enthousiasme, de tristesse et de gaietéqui l’a porté à composer cet ouvrage. Ilserait véritablement trop naïf de supposerqu’un tel homme ne sache pas toutes lesfautes de goût qu’on peut reprocher à sapièce; mais il est curieux de connoître lesmotifs qui l’ont déterminé à les y laisser ouplutôt à les y mettre.
Goethe ne s’est astreint dans cet ouvrageà aucun genre ; ce n’est ni une tragédie, niun roman. L’auteur a voulu abjurer danscette composition toute manière sobre depenser et d’écrire : on y trouverait quelques