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2 (1813)
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212 LA LITTTÊRÀTURE ET LES ARTS.

il donc vrai, Faust, que je te vois ? Nest- ce pas un rêve ? Donne-moi ta main, ta main chérie. Oh ! ciel ! elle est humide.

Essuie-la. Je crois quil y a du sang! Caclie-moi ton épée, est mon frère? je t'en prie, cache-la-moi!

FAUST.

Laisse donc dans l'oubli lirréparable passé; tu me fais mourir.

MARGUERITE.

Non, il faut que tu restes. Je veux te- crire les tombeaux que tu feras préparer dès demain. Il faut donner la meilleure place à ma mère; mon frère doit être près delle. Moi, tu me mettras un peu plus loin; mais cependant pas trop loin, et mon enfant à droite sur mon sein : mais personne ne doit reposer à mes côtés. Jaurois voulu quetu fusses près de moi; mais cétoit un bonheur doux et pur, il ne mappartient plus. Je me sens entraînée vers toi, et il me semble que tu me repousses avec violence: cependant tes regards sont pleins de ten- dresse et de bonté.

FAUST.

Ah ! si tu me reconnois, viens.