212 LA LITTTÊRÀTURE ET LES ARTS.
“ il donc vrai, Faust, que je te vois ? N’est-“ ce pas un rêve ? Donne-moi ta main, ta“ main chérie. Oh ! ciel ! elle est humide.
Essuie-la. Je crois qu’il y a du sang!“ Caclie-moi ton épée, où est mon frère? je“ t'en prie, cache-la-moi!
FAUST.
“ Laisse donc dans l'oubli l’irréparable“ passé; tu me fais mourir.
MARGUERITE.
“ Non, il faut que tu restes. Je veux te dé-“ crire les tombeaux que tu feras préparer dès“ demain. Il faut donner la meilleure place“ à ma mère; mon frère doit être près d’elle.“ Moi, tu me mettras un peu plus loin; mais“ cependant pas trop loin, et mon enfant à“ droite sur mon sein : mais personne ne doit“ reposer à mes côtés. J’aurois voulu que“tu fusses près de moi; mais c’étoit un“ bonheur doux et pur, il ne m’appartient“ plus. Je me sens entraînée vers toi, et il me“ semble que tu me repousses avec violence:“ cependant tes regards sont pleins de ten-“ dresse et de bonté.
FAUST.
“ Ah ! si tu me reconnois, viens.