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2 (1813)
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FAUST.

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contre ton cœur? Jadis tes paroles, tes regards appeloient sur moi tout le ciell Embrasse-moi, de grâce, embrasse-moi! Ton cœur est donc froid et muet? Quas- tu fait de ton amour ? qui me la ravi ?

FAUST.

Viens, suis-moi, chère amie : prends cou- rage: je taime avec transport; mais suis- moi, cest ma seule prière.

MARGUERITE.

Es-tu bien Faust? es-tu bien toi?

FAUST.

Oui, sans doute; oui, viens.

MARGUERITE.

Tu me délivres de mes chaînes, tu me reprends de nouveau dans tes bras. D vient que tu nas pas horreur de Mar- guérite ? Sais-tu bien, mon ami, sais-tu bien qui tu délivres ?

FAUST.

Viens, viens ; déjà la nuit est moins pro- fonde.

MARGUERITE.

Ma mère ! cest moi qui lai tuée ! Mon enfant ! cest moi qui lai noyé ! Nap- partenoit-il pas à toi comme à moi ? Est-

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