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LA LITTÉRATURE ET LES ARTS.
qu’elle finit par inspirer une indifférence pro-fonde pour les plaisirs aussi-bien que pourles vertus.
Méphistophélès conduit Faust chez unesorcière, qui tient à ses ordres des animauxmoitié singes et moitié chats. ( Meer-katzen.)On peut considérer cette scène, à quelqueségards, comme la parodie des Sorcières deMacbeth. Les Sorcières de Macbeth chan-tent des paroles mystérieuses, dont les sonsextraordinaires font déjà l'effet d'un sorti-lège ; les Sorcières de Goethe prononcentaussi des mots bizarres, dont les conson-nances sont artistement multipliées ; ces motsexcitent l’imagimation à la gaieté, par la sin-gularité même de leur structure, et le dia-logue de cette scène, qui ne seroit que bur-lesque en prose, prend un caractère plus re-levé par le charme de la poésie.
On croit découvrir en écoutant le langagecomique de ces chats-singes, quelles seraientles idées des animaux s’ils pouvoient les ex-primer, quelle image grossière et ridicule ilsse feroient de la nature et de l’homme.
Il n'y a guère d'exemples dans les piècesfrançaises de ces plaisanteries fondées sur lemerveilleux, les prodiges, les sorcières, les