FAUST.
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métamorphoses, etc. : c’est jouer avec la na-ture, comme clans la comédie de mœurs onjoue avec les hommes. Mais il faut, pour seplaire à ce comique, n’y point appliquer leraisonnement, et regarder les plaisirs de l’i-magination comme un jeu libre et sans but.Néanmoins ce jeu n’en n’est pas pour celaplus facile, caries barrières sont souvent desa ppu is ; et q uand on se 1 i vre en 1 ittérature à desinventions sans bornes, il n’y a cpie l’excèset l’emportement même du talent, cpii puisseleurdonnerquelquemérite; l’union du bizarreet du médiocre ne seroit pas tolérable,
Méphistophélès conduit Faust dans les so-ciétés des jeunes gens de toutes les classes,et subjuge, de différentes manières, les di-vers esprits qu’il rencontre. Il ne les sub-jugue jamais par l’admiration, mais par l’é-tonnement. Il captive toujours par quelquechose d’inattendu et de dédaigneux dans sesparoles et dans ses actions ; car la plupart deshommes vulgaires font d’autant plus de casd’un esprit supérieur qu’il ne se soucie pasd’eux. Un instinct secret leur dit que celuiqui les méprise voit juste.
Un écolier de Leipsick, sortant de la mai-son maternelle, et niais comme on peut l’être