1?4 LA LITTÉRATURE ET LES ARTS.
pièces de théâtre. L’on en trouvoit dans demauvais ouvrages; il a pensé qu’il falloit lebannir des bons. Néanmoins un hommesupérieur a tort de dédaigner ce qui plaîtuniversellement; il ne faut pas qu’il abjuresa ressemblance avec la nature de tous, s’ilveut faire valoir ce qui le distingue. Le pointqu’Arclbmède cherchoit pour soulever lemonde est celui par lequel un génie extraor-dinaire se rapproche du commun deshommes.Ce point de contact lui sert à s’élever au-dessus des autres; il doit partir de ce quenous éprouvons tous, pour arriver à fairesentir ce que lui seul aperçoit. D’ailleurs,s’il est vrai que le despotisme des convenan-ces mêle souvent quelque chose de facticeaux plus belles tragédies françaises, il n’y apas non plus de vérité dans les théoriesbizarres de l’esprit systématique. Si l’ex-agération est maniérée, un certain genre decalme est aussi une affectation. C’est unesupériorité qu’on s’arroge sur les émotionsde l'a me, et qui peut convenir dans la philo-sophie, mais point du tout dans l’art dra-matique.
On peut sans crainte adresser ces critiquesà Goethe; car presque tousses ouvrages sont