TORQUATO T ASS O, ETC.
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formant en français tous leurs héros. Ils ontréclamé avec raison la vérité historique pouranimer les couleurs et vivifier la poésie; puis,tout à coup, ils se sont lassés de leurs pro-pres succès en ce genre, et ils ont fait despièces abstraites, si l’on peut s’exprimerainsi, dans lesquelles les rapports des hommesentre eux sont indiqués d’une manière géné-rale, sans que le temps, le lieu, ni les in-dividus y soient pour rien. C’est ainsi, parexemple, que dans la Fille, naturelle, uneautre pièce de Goethe, l’auteur appelle sespersonnages Je duc, le roi, le père, la fille,etc., sans aucune autre désignation; con-sidérant l’époque pendant laquelle l’évène-ment se passe, le pays et les noms proprespresque comme des intérêts de ménage, dontla poésie ne doit pas s’occuper.
Une telle tragédie est véritablement faitepour être jouée dans le palais d’Odin, où lesmorts ont coutume de continuer les occupa-tions qu’ils avoient pendant leur vie; là lechasseur, ombre lui-même, poursuit l’ombred’un cerf avec ardeur, et les fantômes desguerriers se battent sur le terrain des nuages.Il paroîtquc pendant quelque temps Goethes’est tout-à-fait. dégoûté de l’intérêt dans les
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