TCRQUATO TASSO, ETC. ■„ i;5
composés dans des systèmes différents; tantôtil s'abandonne à la passion, comme dansWerther et le comte d’Egmont. Une autre-fois il ébranle toutes les cordes de l’imagina-tion par ses poésies fugitives. Une autrefoisil peintl’histoire avec une vérité scrupuleuse,comme dans Goetz de Berlichingen. Uneautrefois il est naïf comme les anciens, dansHermann et Dorothée. Enfin ilse plonge avecFaust dans le tourbillon de la vie; puis, toutà coup, dans Le Tasse, la Fille naturelle, etmême dans Iphigénie, il conçoit l’art drama-tique comme un monument élevé près destombeaux. Ses ouvrages ont alors les bellesformes, la splendeur et l’éclat du marbre;mais ils en ont aussi la froide immobilité.On ne saurait critiquer Goethe comme unauteur bon dans tel genre et mauvais danstel autre. Il ressemble plutôt à la naturequi produit tout et de tout; et l’on peutaimer mieux son climat du midi que sonclimat du nord, sans méconnoître eu lui lestalens qui s’accordent avec ces diverses ré-gions de l’ame.