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2 (1813)
Entstehung
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172
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J?2

LA LITTÉRATURE ET LES ARTS.

en esquissant seulement les situations; maiscela est-il possible? Ces longs discours pleinsdesprit et dimaginalion, que tiennent tour àtour les differents personnages, dans quellena-ture sont-ils pris? Qui parle ainsi de soi-mêmeet de tout? Qui épuise à ce point ce quonpeut dire sans quil soit question de rienfaire? Quand il arrive un peu de mouvementdans cette pièce, on se sent soulagé de lat-tention continuelle quexigent les idées. Lascène du duel entre le poète et le courtisanintéresse vivement; la colère de lun et lha-bileté de lautre développent la situationdune manière piquante. Cest trop exigerdes lecteurs ou des spectateurs, que de leurdemander de renoncer à lintérêt des circon-stances pour sattacher uniquement auximages et aux pensées. Alors il ne faut pasprononcer des noms propres, ni supposer desscènes, des actes, un commencement, unefin, tout ce qui rend laction nécessaire. Lacontemplation plaît dans le repos; maislorsquon marche, la lenteur est toujours fa-tigante.

Par une singulière vicissitude dans lesgoûts, les Allemands ont dabord attaquénos écrivains dramatiques, comme trans-