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LA LITTÉRATURE ET LES ARTS.
par ces forces négatives. Le calme est beauquand il vient de l'énergie qui fait supporterses propres peines ; mais quand il naît de l’in-différence envers celles des autres, ce calmen’est rien qu’une personnalité dédaigneuse.Il suffit d’une année de séjour dans une courou dans une capitale, pour apprendre trèsfacilement à mettre de l’adresse et de la sraccmême dans l’égoïsme : mais pour être vrai-ment digne d’une haute estime, il faudroitréunir en soi, comme dans un bel ouvrage,des qualités opposées : la connoissance desaffaires et l’amour du beau, la sagessequ’exigent les rapports avec les hommes, etl’essor qu’inspire le sentiment des arts. Ilest vrai qu’un tel individu en contiendraitdeux; aussi Goethe dit-il dans sa pièce queles deux personnages qu’il met en contraste,le politique et le poète, sont les deux moitiésd’un homme . Mais la sympathie ne peutexister entre ces deux moitiés, puisqu’il n’ya point de prudence dans le caractère duTasse, ni de sensibilité dans son concur-rent.
La susceptibilité souffrante des hommesde lettres s’est manifestée dans Rousseau,dans Le Tasse, et plus souvent encore dansles écrivains allemands. Les écrivains fran-