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2 (1813)
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LA LITTÉRATURE ET LES ARTS.

par ces forces négatives. Le calme est beauquand il vient de l'énergie qui fait supporterses propres peines ; mais quand il naît de lin-différence envers celles des autres, ce calmenest rien quune personnalité dédaigneuse.Il suffit dune année de séjour dans une courou dans une capitale, pour apprendre trèsfacilement à mettre de ladresse et de la sraccmême dans légoïsme : mais pour être vrai-ment digne dune haute estime, il faudroitréunir en soi, comme dans un bel ouvrage,des qualités opposées : la connoissance desaffaires et lamour du beau, la sagessequexigent les rapports avec les hommes, etlessor quinspire le sentiment des arts. Ilest vrai quun tel individu en contiendraitdeux; aussi Goethe dit-il dans sa pièce queles deux personnages quil met en contraste,le politique et le poète, sont les deux moitiésdun homme . Mais la sympathie ne peutexister entre ces deux moitiés, puisquil nya point de prudence dans le caractère duTasse, ni de sensibilité dans son concur-rent.

La susceptibilité souffrante des hommesde lettres sest manifestée dans Rousseau,dans Le Tasse, et plus souvent encore dansles écrivains allemands. Les écrivains fran-